Comment faire face à une rumeur lancée sur internet ?

Tout le monde parle de vous sur la toile ? Une information vous concernant tourne en boucle, alors qu’elle est sortie de nulle part ? Faut-il contre-attaquer ou laisser dire ?

D’une histoire drôle à une accusation grave, une rumeur peut prendre diverses formes. Le point commun des rumeurs c’est qu’elles n’ont rien d’officiel. Il s’agit d’opinions nées par associations, d’une chaine impossible à remonter.

Sur le net, la diffusion ultrarapide et étendue pose parfois un véritable problème. Ainsi, un statut facebook, repris sur twitter, peut tout emballer en très peu de temps. Cela peut même créer un effet de buzz.

Ce qui est rassurant c’est que si la propagation d’une rumeur est rapide, son démenti l’est tout autant !

Entre-temps toutefois, la rumeur peut déséquilibrer notre vie et notre psychisme.

Comment éteindre le feu ?

Abstenez-vous de démentir

Paradoxalement, en opposant des arguments sur Twitter ou Facebook, cela donnerait davantage encore de poids à l’histoire. On essaye ainsi de se justifier devant les autres, qui penseront qu’il n’y a pas de fumée sans feu.

L’idée est donc de faire en sorte que ceux qui colportent la rumeur se retrouvent à bout d’arguments. Il faut donc se retenir d’exploser.

En restant calme et distanciée, on les questionne publiquement sur les mêmes réseaux.

Quand tout le monde aura raconté la rumeur, on n’en parlera plus. Ce sera du passé et finalement, il n’y aura jamais eu la moindre preuve.

Faire exister la vérité

Il est possible d’apporter des preuves sans avoir besoin de rien écrire.

Pour que notre version soit entendue, encore faut-il la faire apparaître. Et ça commence sur la toile.

Si les racontars sont en partie vrais, on avoue nos erreurs en les remettant dans leur contexte, en étayant l’argumentation de façon très claire : « Oui, j’ai fait ceci pour telle ou telle raison, en voici les conséquences ».

Elle n’est plus une rumeur et devient une histoire avérée et assumée.

Lancer une contre-rumeur

Autre tactique : si ce qu’on dit de vous ne vous atteint pas trop, on peut tenter d’amplifier le message sur un ton humoristique. Par exemple : « Est-ce que j’ai couché avec mon patron pour avoir ce poste ? Non : avec tout l’étage ! ».

Le but ? En dénoncer l’absurdité. La rumeur passera ainsi du sérieux au soi-disant étayé, puis au ridicule. Les gens finiront ainsi par douter qu’elle ait un réel fondement.

Et si ça va trop loin ?

Si la rumeur prend des proportions qui nous échappent, on passe à l’action.

On commence par écrire aux webmasters des sites qui la propagent, et on porte plainte au commissariat.

Pour effacer le maximum de traces, on peut s’offrir les services d’un professionnel en « e-réputation ».

Reste ensuite à prendre son mal en patience, et au besoin, à se faire aider par un psychothérapeute pour passer ce cap difficile.

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